Pirohé en Voyage
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Terre Neuve

Pour terminer notre circuit au Canada, nous décidons de visiter Terre Neuve, île située au nord de la Nouvelle Ecosse. Elle mesure environ 400 000 km2 pour moins de 500 000 habitants. La langue officielle est l'anglais mais il reste une petite commaunauté parlant français dans la baie de St Georges jusqu'à Corner Brook, la Péninsule d'Avallon et St John's capitale de Terre Neuve.

Un peu d'histoire pour mieux comprendre cette province qui a subi bien des changements.

Les premiers habitants sont les Inuits suivis par les Béothuks puis les Micmacs avant l'arrivée des Européens. Les Vikings du Groenland viennent pêcher vers l'an 1000, mais ils ne s'installent pas. Puis ce sont des pêcheurs normands et bretons qui pêchent la morue très abondante mais les baleiniers basques connaissent déjà la région.

La première expédition clairement documentée est de 1497 quant Giovanni Caboto (Jean Cabot) mandaté par l'Angleterre aborde l'île pensant arriver aux Indes.

Au plus fort de la présence française entre 1678 et 1688, 20 000 hommes et femmes se consacrent à la pêche à la morue durant la belle saison mais n'y résident pas en permanence. La morue représentait une importante source d'alimentation en Europe car lors des nombreuses fêtes religieuses, il était interdit aux catholiques de consommer de la viande. La morue était séchée sur l'île, elle se conservait très bien et la France envoyait 500 navires chercher la précieuse nourriture.

L'enjeu important de la morue généra de nombreux conflits entre les français et les anglais, sans oublier les corsaires ou flibustiers.

Après le traité d'Utrecht, Terre Neuve devint exlusivement britannique. Les Français quittent l'île mais ils conservent un droit de pêche dans les eaux de Terre Neuve. Les îles de St Pierre et Miquelon sont la propriété de la France.

Durant 500 ans, la pêche à la morue reste très traditionnelle et le poisson se reproduit normalement. Mais vers 1950 apparaissent les grands chautiers qui pêchent plus profond et plus loin des côtes et font exploser les volumes de prises. Cette nouvelle pêche épuise les ressources et rapidement la pêche à la morue ne représente plus que 1% de son niveau originel. Terre Neuve souffre énormément de cette situation car l'ensemble des familles a un lien plus ou moins direct avec la pêche. Les prévisions d'amélioration de la population des morues sont pessimistes. Il faudra peut être 80 ans pour revenir à une situation normale.

 

 

 

15 Septembre 2014

Le bateau part à 11 h 45. Nous devons être sur place 2 heures avant. Le soleil est revenu, il fait même très chaud. L'embarquement est bien organisé, mais nous quittons le port avec 1/2 heure de retard. L'intérieur du bateau est agréable, les fauteuils sont confortables. Dans un salon sur l'avant, ils sont réglables et l'espace entre les rangées permet aux grands d'étendre leurs jambes. Quand les avionneurs proposeront-ils un même confort ? Le prix de la traversée est de 250 $ pour 2 personnes et un camping car de 7.50 m. Elle dure 6 heures. Nous mangeons au restaurant ; il y a de la morue fraiche du Labrador qui est délicieuse ; dommage qu'ils rajoutent une panure frite et épaisse sur le dessus du poisson. Le temps passe vite ; le roulis se fait sentir par moment mais rien de bien méchant.

Nous discutons avec un camionneur québécois qui nous indique que le débarquement ne prend pas plus d'une 1/2 heure : 40 camions + des voitures + des camping car ou des caravanes, le tout sur 3 niveaux. C'est vraiment rapide par rapport à certains pays. Nous débarquons à l'heure à Port aux Basques. Le vent est frais mais pas de pluie. Nous trouvons une place pour la nuit vers le port de pêche. Nous changeons d'heure : nous reculons d'une 1/2 heure.

16 Septembre 2014

Nous prenons la route direction Stephenville. La circulation est peu importante en dehors des camions. De la route on a de belles vues sur la mer. C'est assez vallonné avec des forêts d'épinettes, des lacs et des rivières qui ont peu d'eau. Nous nous arrêtons avant Stephenville pour déjeuner : au menu les homards cuits par nos soins et achetés vers Pictou. Arrêt dans un MacDo pour une connexion. Nos deux téléphones (Bouygues et SFR) ne fonctionnent pas.

Nous prenons "la Route des Ancêtres Français". Elle surplombe la mer et la vue est grandiose. Nous traversons des villages bien ordonnés ; les maisons ont presque toutes des accès en bois et surelevés pour la saison de la neige. Nous arrivons à Cape St Georges où nous avons les coordonnés GPS d'un bivouac fournies par un adhérent de CCRSM. Il s'agit d'une esplanade face à la mer au milieu d'une forêt, équipée de table et bancs pour le picnic, de toilettes et d'un robinet d'eau. Un four à pain construit comme autrefois fonctionne en juillet et août et la commune distribue aux gens présents du pain gracieusement. Au milieu de l'esplanade, un monument commémore l'odyssée acadienne. Après une promenade bien vivifiante, nous revenons au camping-car, la température descendant à 14° à 18 h.

231 kms effectués

 

17 Septembre 2014

Le soleil commence à chauffer mais il y a un petit vent très frais. Nous allons au bout du parc. La vue est magnfique et à l'infini. C'est d'ici que l'on a la meilleure chance de voir des baleines d'après les panneaux d'interprétation. C'est aussi ce que nous a dit un habitant du village parlant français. Son nom est Cormier et il est descendant des pêcheurs normands venus s'installer ici. Il voit passer les baleines de la fenêtre de sa maison, mais malheureusement nous n'en voyons aucune ! Nous prenons un grand bol d'air frais, admirons la mer et prenons des photos. Nous sommes seuls à part quelques goélands et ce calme nous convient parfaitement.

Nous continuons la route de la péninsule en direction de Lourdes. De tous petits villages s'étalent le long de la côte. Nous allons à l'Anse à Canards. Cette commune s'est développée grâce à la pêche et aux déserteurs. On appelait ainsi les hommes qui venaient à la pêche avec les bateaux français mais qui ne repartaient pas et s'installaient à Terre Neuve.

Dans le village, en plus de la pêche à la morue, il y avait au 19ème siècle une importante homarderie dirigée par des français de St Pierre et Miquelon. Les habitants de l'Anse à Canards vivaient ici au printemps et en été pour la pêche et l'agriculture. Mais en automne et en hiver, ils avaient des maisons dans une autre partie du village recouverte d'une forêt de pins qui leur donnait le bois pour se chauffer et le givier pour se nourrir. C'était le village "Maisons d'Hiver".

Nous prenons la transcanadienne et traversons la Humbert Valley où coule la rivière Humbert qui se jette dans le lac à Deer Lake. Stations de ski et pistes de motoneige à Marble Mountain. Nous croisons beaucoup de camions transportant du bois pour l'usine à papier située à Corner Brook.

A Deer Lake, nous passons la nuit au bord du lac. Nous espérions un beau coucher de soleil sur l'eau mais il n'en est rien.

280kms effectués

18 Septembre 2014

Toujours le soleil mais 4° ce matin à 7 h. La route traverse des forêts de pins et d'épinettes. Nous longeons d'immenses lacs. Toujours peu de circulation hormis les camions. Nous nous arrêtons à Grand Falls Windsor. Le parking du complexe sportif nous permet de déjeuner au calme. La bibliothèque est à côté. Nous y allons pour le Wifi et à l'accueil nous demandons l'adresse d'une laverie car le linge propre se fait rare. Elle se situe à l'angle de Street Queensway et Cromer Avenue. Pas de distributeur de pièce : 2,50 $ le lavage et 3,50 $ le séchage. Arrêt ensuite au supermarché proche et direction Lewisporte. Sur la transcanadienne, des signaus lumineux alertent les automobilistes si des orignaux sont détectés. Apparemment ils sont très nombreux sur l'île et les troupeaux doivent être réduits. Nous n'avons pas vu un seul animal mais il faut dire que nous ne roulons pas aux aurores et encore moins de nuit. Il y a tellement d'eau que l'on ne sait pas si c'est la mer qui rentre dans les terres ou si c'est une rivière qui se jette dans la mer ou encore un immense lac. C'est seulement avec la carte qu'on se positionne et encore !

Bivouac à la marina au milieu des bateaux. Très calme.

285 kms effectués

 

19 Septembre 2014

Il pleut. Nous décidons de rester à Lewisporte aujourd'hui pour u peu de repos. En fin de journée, la pluie s'arrête et le soleil apparait et nous en profitons pour une promenade.

Nous aurons la visite d'une martre qui sort des rochers qui surplombe l'eau. Elle n'est pas très farouche et nous pourrons la photographier d'assez près.

20 Septembre 2014

Le temps est couvert. Il fait 4° dehors et la nuit a été froide. La couverture supplémentaire a été la bienvenue. Nous reprenons la transcanadienne et faisons un arrêt à Gambo. Depuis un belvédère nous avons une belle vue sur la Gambo River et au loin nous apercevons la baie de Bonavista. Le vent s'est levé et il souffle en tempête. Nous sommes bien secoués et devons réduire la vitesse car les rafales déportent le camping-car. Nous ne trouvons pas d'endroit un peu abrité et nous rabattons sur le parking du Walmart à Clarenville. En nous installant derrière un abri à chariots nous espérons être un peu protégé du vent et pensons qu'avec le coucher du soleil, le vent se calmera un peu. Il n'en est rien et la nuit est mouvementée.

200 kms effectués

21 Septembre 2014

Il a plu sur le matin mais le vent souffle toujours aussi fort. Nous prenons la direction de la Péninsule de Burin. La route traverse une zone très sauvage. La végétation est naine avec des plaines de tourbe, des marécages, des petits étangs avec des blocs rocheux déposés par la progression des glaciers. C'est très beau sous le soleil ; dommage que le vent soit toujours aussi violent. Nous allons à Burin mais quelques kilomètres avant nous quittons la route pour Rock Harbour où nous espérons trouver un endroit pour nous arrêter car nous sommes fatigués. C'est sur une aire de picnic que nous posons le camping-car face à la mer. Nous faisons une promenade sur la plage et photographions les oiseaux qui se dépêchent de manger dans la vase encore découverte par la marée.

 

22 Septembre 2014

Le vent sest calmé cette nuit mais a repris au matin. Nous nous arrêtons au Visitor Information pour connaître les heures d'ouverture des musées de Marystown. Nous pouvons faire le plein d'eau à leur robinet extérieur. Le musée qui nous intéresse est fermé. Le vent se renforce et la pluie tombe drue. Nous allons jusqu'à Burin mais le brouillard fait son apparition et la côte est invisible. Nous attendrons demain pour poursuivre notre chemin. Nous couchons sur le parking Walmart à Marystown. Très bon Wifi. Nous constatons que les supermarché de cette chaine ont une bonne qualité de réception à Terre Neuve. Est-ce spécial à cette province ? L'année dernière, lorsque nous étions sur le parking d'un de ces supermarchés la seule connexion captée était celle du MacDo souvent très faible.

23 Septembre 2014

Le vent a soufflé toute la nuit avec de la pluie. Ce matin, il est moins fort et il ne pleut plus. Toute la journée ce sera alternance de nuages et de quelques rayons de soleil. Nous reprenons la route "Heritage Run" en direction de Fortune. Toujours des forêts de pins, puis des landes de tourbe avec des étangs. Les petits villages se succèdent et étalent leurs maisons blanches au bord de la mer. Fortune est tout petit. Même ici nous ne trouvons pas de cartes postales. Grand Bank est une ville plus animée. Nous suivons à pied le parcours de visite des maisons des capitaines ; il y en a une bonne vingtaine très colorées et bien restaurées ; certaines sont transformées en B&B. Nous nous assurons que le musée sera ouvert demain. Nous couchons sur le parking.

140 kms effectués

24 Septembre 2014

Beau soleil mais un vent glacial souffle ce matin. Nous allons visiter le "Seamen' Museum". Le bâtiment a la forme des voiles d'une goélette. Il a été le Pavillon de Terre Neuve à l'Exposition Universelle de 1967 à Montréal. A l'intérieur une exposition temporaire est consacrée à la monnais depuis 1650 dans la partie Est de la province d'Avallon. La monnaie unique n'existait pas. Chacun utilisait l'argent échangé avec des navigateurs venus d'Espagne, du Portugal, d'Angleterre ou de France. On pouvait aussi créer sa propre monnaie ou faire du troc. Exposition très bien faite et intéressante avec pour une fois des traductions en français. Dans la partie permanente, on trouve des maquettes de schooners, de vrais doris et tout le matériel et outils utilisés pour la pêche à la morue. Il y a également les instruments nécessaires à la navigation et les objets indispensables au commerce du poisson : sextants, boussoles, balances, charrettes, moteurs.

A l'étage c'est un peu le bric à brac: vieilles machines à laver, à coudre, postes de radios, de la vaisselle. Puis on passe au monde agricole avec des charrues, des tondeuses et divers outils. Enfin les objets se rapportant à l'hiver : traineaux dont certains avec des habillages en velours, des luges, des skis. Le plus intéressant était l 'exposition temporaire.

Nous quittons Grand Bank pour Maristown et nous arrêtons à nouveau au Visitor Information pour utiliser leur robinet d'eau. Nous rencontrons un français de St Pierre qui travaille ici pour la saison. Nous discutons de la vie à Terre Neuve et apprenons que l'hiver n'est pas aussi froid qu'on le croyait : en moyenne - 12° sauf l'année dernière où le thermomètre est descendu à - 30° et où la population a été privée d'eau et d'électricité pendant 2 jours. Les six employés du Centre emballent la documentation et le matériel car la saison est finie à la fin de la semaine.

Nous poursuivons notre route sous le soleil, les étangs sont d'un bleu éclatant et les arbustes brillent. Pour la nuit, nous nous arrêtons sur le parking du "Interpretive Wiew Park Sandy Harbour River" sur la route en direction de St John's.

168 kms effectués

25 Septembre 2014

Nous continuons la route vers St John's capitale de Terre Neuve. Le vent souffle toujours avec violence. Arrivés dans la ville nous vérifions que le parking du Walmart est autorisé la nuit. Ensuite nous allons visiter le centre ville. Nous nous garons sur le quai où sont amarrés de gros bateaux : un énorme remorqueur, un gros bateau battant pavillon espagnol, un beau bateau à moteur de particulier et des bâteaux de pêche. Dans les deux rues principales, les boutiques sont essentiellement des bars, des restaurants, des vêtements et beaucoup sont fermées. Nous ne trouvons même pas pour acheter des cartes postales. Le centre ne donne pas la sensation de vie. Pourtant quelques belles maisons colorées et des bâtiments construits en granit comme Court House.

26 Septembre 2014

Le vent s'est calmé mais le ciel est nuageux. Nous allons à "The Rooms" un immense bâtiment avec une façade en verre et qui domine la ville. Cette construction abrite un musée, des galeries d'art, des archives généalogiques, un restaurant et une boutique de souvenirs. Le hall est grandiose et magnifique avec un monumental escalier qui dessert 4 étages. Une exposition temporaire est consacréeà la Seconde Guerre Mondiale à St John's. Le musée est bien fait avec une partie consacrée à la mer. Les autres salles contiennent des objets que nous avons déjà bien vus ailleurs au Canada.

L'après-midi nous montons à Signal'Hill : c'est une colline sur laquelle on a construit la Tour Cabot pour commémorer les 400 ans du voyage de Jean Cabot. C'est depuis cette tour que Guglielmo Marconi, en 1901, capta la première liaison transatlantique sans fil. On y installa aussi de nombreux ouvrages de défense du port de St John's. Belle vue sur la ville et la mer très calme. Le temps est un peu plus ensoleillé.

27 Septembre 2014

En quittant St John's nous nous dirigeons sur le Cap Spear, le point le plus à l'est de l'Amérique du Nord. Le temps est couvert. Quelques photos et le ciel nous tombe sur la tête. Nous attendons une accalmie pour monter jusqu'au phare construit en 1836. Mais aujourd'hui les visites se terminent à 15 h et il est 14h45. Dommage pas de visite. La pluie nous laissera parcourir un sentier côtier et voir les sbunkers de la Seconde Guerre Mondiale avant de déferler à nouveau. Nous quittons ce lieu grandiose même sous la pluie et nous nous dirigeons vers le sud de la Péninsule d'Avallon. Difficile de trouver une place pour la nuit. Nous trouvons à Ferryland un grand parking face au musée où la nuit sera très calme mais très froide.

93 kms effectués

28 Septembre 2014

Nous restons à Ferryland car nous nous sommes inscrits pour visiter les fouilles archéologiques de ce village. Nous visitons tout d'abord le musée qui retrace les différentes étapes de la création du village en 1621 par Sir Georges Calvert qui s'y installe avec sa famille ; mais la vie est si difficile qu'ils quitteront la région pour s'installer dans le  Maryland aux USA. Un autre anglais lui succède avant que la colonie soit détruite par les français en 1696. Parmi les objets trouvés lors des fouilles, il y a des pièces de monnaies, des faïences peintes, des pipes, des chopes de bière, des tessons de bouteilles. Ensuite nous allons directement sur le site des fouilles. On peut voir les bases des maisons construites à l'époque et celle du gouverneur de la ville. La forge a été mise à jour ainsi que le puits, le lavoir, les rues avec leur évacuation des eaux usées. Très intéressant d'autant que notre guide est une jeune étudiante originaire de ce village et qui parle bien le français. Nous finissons la visite complétement frigorifié car le vent qui souffle est glacial .

Cet après midi c'est repos.

29 Septembre 2014

Pas de vent mais temps gris et de la brume. Nous reprenons la Route des Irlandais. Nous traversons une zone de tourbière sans végétation. Arrêt à Portugal Cove au Visitor Information. Une exposition parles des fossiles trouvés à Mistaken Point dans les roches suite à l'explosion d'un volcan en mer. Il existe aussi à Cape Race un phare qui a la plus grosse lanterne au monde. Une station de transmission sans fil est installée en 1904. Elle sera l'une des deux stations qui captera le message de détresse du Titanic. Nous prenons la route non goudronnée pour aller visiter le phare mais abandonnons  au bout de 5 km car il parait encore très loin et la route est vraiment en mauvais état.  Nous ne regrettons pas toutefois ce trajet qui nous permet d'avoir une belle vue sur les falaises noires et sur la mer.

Nous traversons à nouveau une lande pelée, même pas quelques arbres rabougris. La route est particulièrement en mauvais étét : ce ne sont plus des nids de poules comme indiqués sur les panneaux mais des nids d'autruches ! Nous arrivons à St Vincent's. Ici les baleines qui au printemps arrivent du Golfe du Mexique sans avoir mangé durant le voyage peuvent se gaver d'éperlans qui se reproduisent dans cette baie. Une baleine adulte mange en moyenne 5 500 livres de poisson par jour.

Il existe dans le village un fjord d'eau de mer fermé dans lequel on trouve 30 espèces différentes de poissons.

Nous passons la nuit sur le parking du site d'interprétation face à la mer.

124 kms effectués

30 Septembre 2014

Au moment où nous allons quitter le bivouac, nous apercevons des baleines depuis la plage. Elles sont loin mais nous sommes heureux de les voir.

Nous allons à Cape ST Mary's où il y a une réserve écologique. La route est toujours en mauvais état. Nous longeons la baie sans soleil et il fait froid. A l'information de la réseerve, on nous indique qu'actuellement il n'y a que des Fous de Bassan. Bien emmitouflés car le vent est glacial, nous empruntons le chemin balisé qui mène aux falaises. Des moutons avec une fourrure bien épaisse paissent en équilibre sur les rochers. Les fous de Bassan sont installés sur les promontoires au-dessus de la mer. Il sont très nombreux, difficile de les compter mais il y en a plusieurs centaines . Les parents nourrissent encores les jeunes avec leurs plumes grises ; ils s'entrainent à faire fonctionner leurs ailes en prévision de leur envol. Beaucoup de cris et de remue-ménage.

Il n'y a pas beaucoup de place sur les rochers pour ceux qui reviennent de la pêche. 

C'est vraiment un beau spectacle car on surplombe les falaises et nous sommes très près des oiseaux.

Au printemps, on trouve d'autres oiseaux, en particulier des guillemots de Troïl, des mouettes tridactyle, des petits pingouins, des cormorans et de guillemots de Brünnich.

Au retour nous voulons visiter l'exposition de l'information mais il est 15h30 et c'est fermé. La brume nous d'un coup  et nous mouille fortement. Nous nous réchauffons dans le camping-car.

Nous allons jusqu'à Placentia , ville appelée Plaisance du temps des Français.

Nous passons la nuit sur le parking au centre u village.

225 kms effectués

1er Octobre 2014

Le temps est ensoleillé. Nous retrouvons la transcanadienne jusqu'à Clarenville. Nuit sur le parking du Walmart.

 

2 Octobre 2014

Nous passons la journée à Clarenville. Petits travaux de bricolage, courses et recherche en vain d'une laverie. Beau temps et chaud.

 

3 Octobre 2014

Nous allons visiter la Péninsule de Bonavista. La route est en mauvais état mais les villages rencontrés sont agréables. Tout d'abord Trinity East ; c'est un village de pêcheurs dont les habitations colorées sont typiques du 20ème siècle. Puis c'est Trinity Bay Nord ; c'est ici qu'en 1798, John Clinch, médecin et ministre du culte, a administré le premier vaccin contre la variole en Amérique du Nord. Sa statue érigée face à la mer au Cap Bonavista domine une baie magnifique. Nous montons jusqu'au phare mais il est fermé.

C'est ici que Jean Cabot aurait touché la terre d'Amérique pour la première fois en 1497.

Nous allons coucher à Lewisport car nous savons qu'il y a une laverie et une lessive devient urgente ! Nous faisons une longue route 589 km.

 

4 Octobre 2014

Nous retrouvons notre place au bord de l'eau. Beau temps mais le matin 2° et gelé blanc sur le ponton. Première chose à faire : la lessive. Puis repos pour récupérer de la journée d'hier. Nous avons obtenu le code de la Marina pour le Wifi. La connection est excellente.

Dans la journée nous voyons passer dans le chenal une petite baleine grâce à son jet d'eau. Par contre, nous n'aurons pas la visite de la loutre vue précédemment.

5 Octobre 2014

Toujours par la transcanadienne nous rejoignons la côte ouest de Terre Neuve sous le soleil et sans vent. Nous sommes dans le Parc National du Gros Morne qui fait partie du Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1987. Dexu parties composent le parc : une plaine qui longe le golfe du St Laurent et un plateau alpin constitué par le sommet des Monts Long Range.

350 kms effectués

6 Octobre 2014

Nous quittons le camping de Wiltondale et sous le soleil nous longeons la Baie Bonne. La route surplombe l'eau. De gros travaux sont entrepris pour l'élargir. Un peu avant Rocky Harbour nous nous arrêtons au Centre d'Accueil. Plusieurs expositions et des vidéos retracent l'histoire géologique de la région. Il y a aussi un film très intéressant sur le Labrador. Depuis quelques jours, la végétation se pare de belles couleurs : les érables deviennent rouges, les bouleaux jaunes et les pins restent verts. C'est l'été indien. L'automne n'est pas loin pourtant ; d'ailleurs nous avons vu des employés planter les piquets délimitant la route lorsqu'il y a de la neige. Nous traversons des forêts de sapins baumiers et d'épinette noires.

Nous nous arrêtons ensuite au Lobster Cove Head LightHouse. C'est un phare construit en 1897 qui a permis l'amélioration de la navigation dans cette zone. Il est maintenant automatisé et la maison du gardien sert de musée.

Jusqu'à Cow Head le paysage a changé et est devenu une plaine côtière. Nous pensions coucher dans ce village mais il est fermé. Maintenant il pleut avec beaucoup de vent. Nous décidons de ne pas monter plus au Nord et revenons à Rocky Harbour pour coucher.

7 Octobre 2014

Nous admirons le Mont Gros Morne sous le soleil. La route entre Woody Point et Trout River est très pittoresque. Elle surplombe le South Arm qui ressemble à un fjord. Les petits villages de pêcheurs se succèdent. On quitte ensuite le bord de l'eau. Nous arrivons aux Tablelands, montagnes très rares au monde qui sont nées de la collision des plaques tectoniques. Une partie de la croute océanique a été emprisonnée dans la plaque continentale voisine. La roche visible appelée péridotite devrait être à des kilomètres sous la surface de la terre. Ici elle est visible. Pour plus d'informations www.pc.gc.ca voir Gros Morne. Un chemin balisé permet de monter au sommet d'où une très belle vue. Encore quelques fleurs et de l'eau qui sort d'un peu partout.

Ensuite nous allons jusqu'à Trout River, village de pêcheurs au bord du Golfe du

St Laurent. Les habitants se préparent pour l'hiver : ils coupent le bois et les tas sont conséquents. Nous retournons coucher à Wiltondale.

136 kms effectués

 

8 Octobre 2014

Toujours par la transcanadienne nous rejoignons Stephenville. La route est plus agréable qu'à l'aller car les couleurs sont extraordinaires. Nous ferons beaucoup de photos. Bivouac sur le parking de la plage.

Une précision sur cette "Transcanadienne" dont nous avons beaucoup parlé : elle est longue de 7821 km part de Victoria sur l'île de Vancouver et arrive à St John's sur l'île de Terre Neuve.

9 Octobre 2014

Beau lever de soleil ce matin. Dernière étape de notre périple à Terre Neuve. Nous arrivons dans l'aprés midi à Port aux Basques et allons acheter nos billets pour le traversier de demain. Nous trouvons un autre parking que celui de l'aller. Il domine le village. Nous avons une surperbe vue sur la mer un peu agitée et voyant même au loin une imposante église.

 

 

Ainsi ce termine notre voyage à Terre Neuve. Nous avons aimé cette île sauvage si différente des autres provinces du Canada. Chaque région canadienne nous a charmé et fait découvrir ses richesses.

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