Pirohé en Voyage
Pirohé en Voyage

Préparation

Pirohé est prêt,nous rajoutons simplement des filtres sur les prise d'air moteur et ventilation en prévision des conditions climatiques en Mauritanie.Nous embarquons un filtre à huile,à air et un à gazoil au cas ou...

Pour traiter l'eau potable nous utiliserons du Micropur,Cette eau servira pour la toilette et la vaisselle.Pour la consommation d'eau ,il n'y a pas de problème d'approvisionnement en cours de route.

Pour notre circuit dans l'Adrar nous ferons la provision d'eau à Atar sur la base de deux litres par jour et par personne

le voyage février mars 2012

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Après avoir rejoint nos amis Pierre et Madia à Alicante, nous traversons rapidement le sud de l'Espagne et nous arrivons au Maroc par Tanger Med, le nouveau port.

Notre première étape sera Rabat où nous attendrons 24 heures nos visas pour la Mauritanie, il est possible de stationner devant l'ambassade. Nous profitons de cette attente pour visiter la vielle ville.

La descente de 2500 km vers la Mauritanie se fera assez lentement avec étape à Oualidia, Essaouira, Tiznit, Fort Bou Jerif, Tan Tan, Lagune de Naïla, Layoune, Boudjour, Dakhala.

Nous restons ici quelques jours pour faire les provisions, la lessive et nous reposer après les kilomètres avalés.

La veille de notre entrée en Mauritanie, nous passons la nuit sur le parking de l' hôtel Barbass à 80 km avant la frontière. Quelle surprise ,en plein désert, de trouver une si belle salle à manger sous une verrière avec des palmiers, des arbres et des oiseaux.

Deuxième surprise, Michelle et Jean Claude apperçoivent l'autocollant CCRSM à l'arrière du CC et s'arrêtent pour nous dire bonjour, ils rentrent de Mauritanie. L'apéritif fut de rigeur...

Les formalités à la frontière demandent 3 heures côté marocain et 1 heure en Mauritanie. Nous faisons connaissance avec notre guide...

Puis notre guide nous fait traverser" le no man's land" sur environ 4 km, piste caillouteuse difficile en très mauvais état dont les abords sont jonchés de vieux matériels, carcasses de voitures et voitures en bon état, sans plaques d'immatriculation!

Nous passons la nuit à Boulanoir dans un ancien caravansérail où l'on trouve lauriers roses et autres arbustes car il y a de l'eau.

Départ le lendemain matin de bonne heure car l'étape est longue. Un arrêt à la "La Gare du Nord" pour faire le plein de carburant comme toutes les voitures,  les taxis brousse et les bus car les stations services sont rares. Il est également possible de faire le plein d'eau et quelques provisions.

Après 385 km, nous voici arrivés à Nouakchott où nous passons la nuit sur le parking de l'Auberge Sahara en plein centre.

Le lendemain visite de la ville:le marché grouillant de monde où l'on trouve de tout, le marché couvert avec les tissus, les vêtements, le marché aux poissons près de la plage où arrive les pêcheurs. La ville est très étendue avec une circulation automobile assez anarchique, la priorité étant a celui qui la prend!

Diner dans un petit restaurant, excellent "Ti Bou Dien", riz sénégalais.

 

Nous repartons le soir après une halte au supermarché et faisons le bivuoac à El Asma près de la gendarmerie. Barbecue avec le poisson (Thiof) acheté au marché.

Nous sommes le 4 mars et nous prenons la direction d'Atar, mais attention aux chameaux, ânes, chèvres et autres moutons qui n'ont pas l'habitude d'avertir quand ils veulent traverser la route.

Nous croisons beaucoup de camions transportant un gros container. Ils viennent de Trasiat à quelques km d'Akjoujt où une compagnie minière canadienne exploite une mine d'or à ciel ouvert.

Nous  traversons Atar et arrivons à Azougui où nous laisserons le CC durant nos expéditions.

Après une bonne nuit, nous partons en 4x4. Nous visitons l'école d'Azougui où les enfants apprennent le français. Filles et garçons sont dans la même classe.

La piste est callouteuse, les paysages changent tantôt des rochers, tantôt des dunes, mais toujours magnifiques, colorés, impressionnants. Nous rencontrons peu de villages, quelques bergers surveillant leurs troupeaux de chèvres: que mangent-elles, on ne voit que quelques petites touffes de brousailles.

Arrêt pour le pique nique sous un gros acacia, mais attention aux épines que seuls les chameaux apprécient.

Dans l'après midi nous rejoignons la piste qui va à Choum : un panneau >stop< bien inattendu au milieu du désert.

Puis nous circulons hors piste au milieu des roches et du sable. Nous trouvons un camp de nomades et nous installons à leur coté pour passer la nuit sous les tentes.

Durant ces huits jours dans l'Adrar, nous visiterons tour à tour la région de Tergit et sa magnifique palmeraie où nous couchons sous les tikits et profitons de la piscine, réservoir destiné à l'arrosage du jardin.

La construction d'un seul puits coûte environ 1500€, aussi les travaux de creusement sont commencés mais souvent interrompus en attendant une rentrée d'argent.

Nous traversons la passe d'Amogjar, impressionnant canyon avec d'énormes rochers et éboulis, mais quelles vues exceptionnelles sur la vallée et le désert.

Du haut des falaises, nous découvrons Fort Saganne reconstruit pour les besoins d'un film sur les ruines d'un fort français. La piste étant quasiment impraticable nous ne descendrons pas pour le voir de près. De toute façon il ne reste que les murs.

Nous irons admirer les grottes préhistoriques d'Agroûr.les peintures rupestres ont été découvertes par Théodore Monod et auraient entre 3000 et 5000 ans. La falaise qui les surplombe permet d'avoir une vue infinie et extraordinaire sur la plaine.

Nous visiterons avant Azougui les jardins potagers où notre cuisinier achètera les légumes nécéssaires aux repas des jours suivants : carottes, navets, betteraves rouges, tomates, menthe pour le thé.

Grottes préhistoriques d'Agroûr; Fort Saganne

Région de Tergit et sa palmeraie

Après une nuit passée au camping car , nous quittons la route goudronnée et prenons une piste en bon état qui au bout de quelques kilomètres est coupée : d'énormes engins font des travaux pour agrandir la route, d'autres cassent des cailloux, tout cela dans un bruit et une poussière incroyables. Une piste annexe permet de passer cette zone et de retrouver le calme auquel on est habitué.

Dans le désert, il n'y a jamais de bruit. Seul le vent mais toujours accompagné de sable qui s'infiltre partout.

Nous laissons les 4x4 car le reste du parcours ne peut se faire qu'a pied. Nous prenons les provisions pour le pique nique et partons marcher une bonne demie heure sous le soleil de cette fin de matinée qui chauffe durement. Au détour des, nous découvrons une guelta, lac naturel d'eau qui est permanent ou non en fonction du climat.

L'endroit est magnifique entouré de falaises creusées par le vent et des cascades de sable qui tombent le long des parois jusqu'au sol ou s'arrête en fonction du vent.

Les falaises sont creusées au sol et forment comme un auvent qui nous met dans un abri frais pour le déjeuner et la sieste. Deux canards poursuivent leur recherche de nourriture malgré notre présence.

Nous voici en route pour Chinguetti, cité très ancienne sur la route des caravanes sillonnant toute l'Afrique. Elle esr considérée comme la 7ème ville de l'Islam sunnite. Nous visitons une bibliothèque familiale qui conserve des trésors collectés par les ancêtres érudits de la famille. Une promenade dans la vieille ville montre ses maisons aux murs en pierre sèche qui petit à petit sont envahies par le sable. Elles sont souvent abandonnées et reconstruites plus haut. Les rues sont vides et silencieuses et on ressent une drôle d'impression entre les murs.

La mosquée est toujours debout. elle date du 13ème siècle.Le minaret coiffé de cinq oeufs d' autruche qui symbolisent les cinq piliers de l'Islam n'est guère plus haut que les maisons avoisinantes car le sable avance inexorablement.

Les femmes sont groupées en coopérative pour vendre les objets qu'elles réalisent : colliers, porte clés en cuir, étuis à tabac pour les fumeurs, calebasses...Biensur, nous sommes harcelés car elles ont toutes les meilleurs prix et même >moins cher que gratuit< affiché sur le mur d'une boutique!

La femme maure porte le melhafa qui l'enveloppe entièrement mais ne voile pas le visage.quant aux hommes c'est le boubou maure ou draa et le saroual et bien sûr le chèche ou haouli très utile pour le vent de sable.

Nous repartons par l'oued à sec, mais envahi de dunes de sable qui n'existaient pas l'année précédente. Que du sable à perte de vue, du blanc au beige jusqu'au rouge. C'est très beau.

Notre séjour dans l'Adrar se termine. Nous garderons un excellent souvenir de cette région du Sahara si changeante. Nos guides ont été très attentifs à nous montrer le moindre recoin de leur pays et il nous est assez difficile de connaitre notre itinéraire exact tant nous avons naviqué hors des pistes au beau milieu de nulle part. Nous les en remercions encore.

Nous quittons l'Adrar passons la nuit à El Asma, puis le lendemain un arrêt à Nouakchott pour carburant et super marché avant de rejoindre la cote atlantique pour le bivouac près d'un village de pêcheurs.

Nous ferons à nouveau un arrêt à la>Gare du Nord< avant de rejoindre le parking où nous laisserons les camping-cars sous la surveillance d'un gardien en vue de la visite du Banc d'Arguin.

Nous arrivons, après une piste très dure, et plusieurs ensablements, au village de Arkeiss où nous dormirons sous une kheïma, grande tente maure, au bord de l'océan.

C'est une coopérative villageoise qui gère les kheïmas et le restaurant où l'on mange des plats préparés par les femmes des pêcheurs imragens.Il y a aussi un local douches et wc, mais sans entretien il est inabordable!

Nous nous baignons car la journée a été chaude et cela remplacera la douche. Sur la plage de sable très fin, beaucoup de coquillages, des crabes, des méduses, des oiseaux qui picorent et d'autres qui nous survolent.Il y a aussi de petits oiseaux bleu nuit avec une tache marron au-dessus et sous le bec qui ressemblent à des hirondelles, absolument pas farouches, qui rentrent sous la kheïma, se posent sur le lit et restent ainsi bien que l'on s'active à coté.

le lendemain nous partons de bonne heure pour le village de Iwik où nous prenons une >lanche< bateau traditionnel pour une sortie en mer afin de voir les oiseaux migrateurs  regroupés sur des iles au large de la côte. Il n'y a pas de vent et pas de moteur : interdit.Nous avançons lentement. Nous apercevons au loin les oiseaux mais difficile de les identifier. Nous continuons d'avancer mais tout à coup, nous nous échouons sur un banc de sable. le pêcheur qui mène le bateau indique que l'on ne peut pas aller plus près de l'ile car il n'y a pas assez de vent pour contourner les bancs de sable et s'approcher.Déception générale car nous n'avons même pas pu faire une seule photo des oiseaux vu la distance et la brume.L'occupation sera la pêche qui rapportera trois dorades royales qui serviront au repas de l'équipage.

Le lendemain, journée repos avec baignade, marche sur la plage, sieste, lecture, jeux de boules; enfin chacun s'uccupe comme il veut, et il fait très chaud.

La visite la plus impressionnante,c'est le train du désert mis en service en 1963 : long de 2,5km il est tracté par 3 ou 4 locomotives, qui tirent plus ou moins 200 wagons sur une voie unique qui va des mines de fer de Zouerate au port minéralier  de Nouadhibou soit 700km. Il tracte aussi en queue une voiture pour les passagers payants;mais dans le sens Nouadhibou / Zouerate les voyageurs les moins fortunés peuvent monter par leurs propres moyens dans les wagons vides.On charge même les moutons ! Il sert aussi à transporter les marchandises pour Choum et Zouerate. Une brigade spéciale est chargée en permanence d'enlever le sable de la voie avec des pelles.

Nous quittons le Banc d'Arguin, reprenons les camping-cars et passons la nuit à Boulanoir.

Avant d'arriver à Nouadhibou, nous faisons un arrêt à la Baie de l'Etoile. La plage grouille de crabes violoniste (une seule grosse pince rouge).En bordure de plage, des poches en fil de fer remplies de vase servent à l'élevage des palourdes. Un batiment installé au bord de la baie sert à conditionner les huitres et qui seront principalement expédiées en Chine. le responsable français de cet élevage nous vend quelques douzaines, qui au dire des connaisseurs sont excellentes.

Nous pensions pouvoir passer la nuit dans ce bel environnement, mais la police y met son véto et nous rejoindrons un camping dans le centre de Nouadhibou.

Nouadhibou est la deuxième ville de Mauritanie mais la capitale économique. C'est un port minéralier et de pêche.

Nous visitons la résidence de l'ancien Préfet sous la présence française. Belle demeure mais qui tombe en ruine. Puis le port artisanal des pêcheur, nous longerons le port industriel avec au large les épaves de bateaux dans la Baie du Lévrier, passerons devant une usine, en cours de construction, par les Chinois et destinée à la pêche.

Le voyage en Mauritanie d' environ 2000km est terminé. Nous repassons la frontière, les formalités sont rapides bien que le camping-car passe dans le scanner du coté marocain. Après un arrêt à Dakhla pour faire le plein de produits frais et réparer les essuis- glaces du camping- car de nos amis, nous passons par Boudjour, la Lagune de Naïla, Tafraoute,Taroudant, Marrakech et Tanger. Notre dernier bivouac marocain sera la station-service 30km avant le port de Tanger Med.