Pirohé en Voyage
Pirohé en Voyage

Nouvelle Ecosse

2 Mai : Nous atterrissons à Halifax avec une heure de retard. Nous récupérons la voiture de location et prenons la direction de Bridgewater par la route de la côte. Il fait beau mais le vent est froid. Fini la chaleur de Montréal. C'est notre premier contact avec la campagne canadienne. Nous couchons à Bridegewater. Le lendemain, nous poursuivons jusqu'à Liverpool puis la  route 8 qui va à la Baie de Fundy. Nous nous arrêtons au Parc National de Kejimkujik. Le parc est fermé pour les activités mais on peut le visiter. Nous suivons la rivière Mersey dont les eaux très sombres sont appelées "thé Mersey". C'est couleur est dûe à l'eau qui traverse les tourbières et qui est colorée par les composés organiques. La faune et la flore se sont adaptées au thé Mersey mais l'augmentation de l'acidité, de la température de l'eau et de la pollution rend leur vie difficile. Les scientifiques surveillent les changements de l'écosystème afin de prendre les mesures nécessaires. La promenade est très agréable et nous n'avons rencontré personne.

Après Digby, on prend la route 217 qui dessert une péninsule très étroite entre la Baie de Fundy et la Baie Ste Marie. La route s'arrête à East Ferry car pour continuer il faut prendre un ferry. Les horaires n'étant pas affichés, nous faisons demi tour jusqu'à Annapolis Royal.

A Annapolis Royal, nous visitons le fort Ste Anne et les jardins, le musée est fermé. Le fort est tenu par les français depuis son origine en 1635 jusqu'à sa prise par les Anglais en 1710. Les remparts en terrre sont disposés en étoile et deux poudrières d'époque sont visibles. Nous couchons à Bridgetown.

4 Mai : Nous suivons l'Evangéline Trail" jusqu'à Grand Pré. Evangéline est l'héroïne du poème de l'américain Henry Wadsworth Longefellow qui raconte la séparation d'Evangéline et de son fiancé lors du Grand Dérangement. Ce livre fera connaitre aux anglophones cet épisode douloureux. Les Acadiens ont fait de ce poème le symbole de leur tragique histoire. Le site de Grand Pré est fermé. On ne trouve pas la Croix de la Déportation plantée sur le lieu même où les Acadiens embarquaient pour l'exil forcé. Retour à Halifax

5 Mai : Avant de rendre la voiture, nous repérons les adresses du transitaire et des douanes. Au bureau informations sur le port, nous obtenons les horaires des bus pour rejoindre notre hôtel. Nous faisons une promenade sur le jetée, avec le soleil.

6 Mai : Nous allons chez le transitaire et après une attente, on nous indique qu'il n'est pas possible d'avoir les documents aujourd'hui et quil faut revenir demain. Nous retrouvons Gérard, Françoise, Christian et Sylvie de CCRSM et nous donnons rendez-vous pour demain. Nous allons visiter le Musée Maritime de l'Atlantique. Il se compose de plusieurs thémes :

- Reconstitution d'un magasin d'époque pour les fournitures des navires : cordages, accastillage, balances, sextants, compas, matelotage, matériel de pêche.

- Collection d'embarcation en tous genres, maquettes de paquebots, de navires de guerre et de voiliers, instruments de navigation, trésors d'épaves.

- Rôle  de la Marine Canadienne pendant la Bataille de l'Atlantique durant la 2ème guerre mondiale avec tableaux reconstituant les trajets des convois avec protection aérienne et la zone dangereuse sans protection.

- Histoire du naufrage du Titanic avec des objets retrouvés et les listes des passagers.

- Incendie de la ville d'Halifax le 6 Décembre 1917 en raison de la collision entre deux bâteaux dans le port. L'un des bâteaux est rempli d'explosifs destinés au front en Europe. L'explosion expédira l'ancre du "Mont Blanc" à 5 km. Il y aura 2000 morts et 9000 blessés.

- Expédition Canadienne en Arctique entre 1913 et 1917 en vue de découvrir de nouvelles terres.

Ce musée est très bien fait et instructif et les explications à la portée de tous. A l'extérieur, à quai, le navire Acadia construit en 1913 est le premier navire de recherche hydrographe destiné à cartographier les eaux de l'Arctique et de la côte est du Canada. On peut le visiter mais il est actuellement fermé.


7 Mai : A 8 h 30, nous sommes tous chez le transitaire et attendrons jusqu'à 10 h avant de recevoir nos documents. Nous payons 150 $ et allons rapidement à la douane car il parait qu'à 11 h ils font une pause. Tous se passe bien et rapidement. La douanière qui s'occupe de nous parle très bien le français ; elle nous indique que le camping car est importé pour 6 mois et que si nous avons un problème nous devons contacter les douanes. Elle indique la date sur notre feuille et la tamponne. Le douanier qui s'occupe des deux autres camping cars ne parle pas français, ne leur dit rien sur le délai et ne marque rien sur leurs feuilles. Aller savoir ! Maintenant, il faut retourner à l'hôtel récupérer nos bagages, prendre un taxi et aller au port. Nous retrouvons Pirohé : tout va bien ; il est intact. Passage obligé à la pompe à essence, puis direction le WalMart pour les provisions et le gaz.  Les raccords apportés sont les bons. Ouf ! Nous déjeunons sur place puis prenons la direction de Glen Margaret où il y a un camping ouvert. En route, nous trouvons un garage car nous devons faire changer un amortisseur endommagé avant notre départ de France. Il ne peut faire la réparation mais nous donne l'adresse d'un garage poids lourds. Nous sommes très bien reçu et ils exécutent la réparation tout de suite. Lorsque nous n'arrivons pas à nous comprendre, ils vont chercher la traduction sur Google ! Merci encore. Nous arrivons au camping où nous sommes attendus pour un apéritif CCRSM. Les valises et sacs ne sont pas défaits mais on verra demain car nous sommes très fatigués.

 

Nuit au Wayside Park 10295 Peggy's Cove à Glen Margaret - Bien et calme


8 Mai : Nous quittons le camping ainsi que Gérard, Françoise, Christian et Sylvie qui se dirigent vers l'ouest de la Nouvelle Ecosse. Pour nous, c'est le Cap Breton. Nous prenons la route qui suit le bord de mer. La côte est agréable et il fait beau. Nous nous arrêtons à Sherbrooke où un camping est ouvert : le St Mary's Riverside Campground. Le propriétaire nous accueille mais il ne parle pas français. Comme il voit que nous avons quelques difficultés pour nous raccorder en électricité, il prend sa voiture et revient avec un couple dont l'épouse parle le français. Très gentiment elle fera la traduction. Nous les invitons à prendre l'apéritif. Comme c'est la saison des homards, elle nous propose d'en acheter, de les faire cuire et que nous les mangions tous ensemble demain soir. C'est avec plaisir que nous acceptons.

9 Mai : Dans la matinée, Jeanne vient nous chercher pour nous faire visiter le village. Il n'est pas très grand mais avec les commerces nécessaires. Une partie du village est fermé à la circulation et l'été une animation avec des personnes en costumes font revivre le village comme en 1860/1870 : l'école, la forge, l'église, la prison et l'atelier de fabrication des bateaux en bois toujours en activité. Il fait beau et même chaud. En fin d'après midi, Jeanne et Greg passent nous prendre pour aller chez le pêcheur acheter les homards. Retour chez eux pour la cuisson des bêtes. Très agréable soirée avec des échanges grâce à Jeanne qui fait l’interprète.

Merci encore pour leur gentillesse et leur accueil sympathique.

10 Mai : Ce matin il fait 9° et il y a de la brume. Toute la journée, il y aura des averses. Nous allons à Port Hastings puis à Baddeck pour visiter le musée de Graham Bell, mais il est fermé. Direction Cheticamp. Nous trouvons une aire au bord d'une rivière  et décidons de nous arrêter. Nous devons mettre de l'ordre dans les photos. L'aire est très agréable, on peut vider la cassette des wc et jeter la poubelle. La nuit sera fraiche mais calme.

GPS : N 46,27563° W 60,96090°

 

 

11 Mai : Nous nous arrêtons à Cheticamp pour faire des courses. Nous sommes dans le brouillard et il fait froid. Le musée est fermé mais bénéficions de la Wifi. Le brouillard se lève en début d'après midi et nous rentrons dans le Parc National du Cap Breton. La route est bonne et surplombe le Golfe du St Laurent. La vue est magnifique. Beaucoup de parkings avec des indications. On apprend ainsi que sur le mont North, les vents appelés "suetes" peuvent souffler jusqu'à 250 km/heure. Il tombe 500 cm de neige chaque année sur ce mont qui culmine à 457 m seulement. Nous sortons du parc pour aller jusqu'à Capstick au bord de la baie St Laurence. Nous avons le soleil après avoir traversé les brumes. Retour jusqu'à Cape North où nous passons la nuit sur le parking du "Community Museum" qui est d'ailleurs fermé.

GPS N 46,88443° W 60,50673°

12 Mai : Départ de Cape North. Il fait assez beau 14° ; il ne pleut pas mais toute la journée les averses succéderont aux accalmies. Nour poursuivons le Cabo Trail côté atlantique en passant par Ingonisch, Ingonisch Beach : belle plage de gros galets mais pas d'oiseaux ni de baleines en vue. Le Cap Smokey est dans le brouillard ! Nous sortons du parc à Baddeck. Nous avons abandonné l'idée d'aller à Louisbourg puisque le site est fermé et que le temps se dégrade. Nous irons jusqu'à Pictou avec une forte pluie. Nous passons la nuit sur le port. Impossible de visiter la ville tellement la pluie est forte et le vent violent.

13 Mai : Départ de Pictou. Il ne pleut plus mais le temps est gris et le vent souffle toujours fort. Nous essayons de trouver de l'eau car notre réserve s'épuise. On nous indique le terminal des ferrys. En cours de route, nous trouvons une marina mais ils refusent de nous donner un jerrican d'eau ! Au terminal impossible d'entrer si on ne prend pas le bateau. Donc pas d'eau, il va falloir être économe. Nous nous dirigeons sur Amherst, mais le GPS fidèle à lui même nous fait prendre la route la plus courte : elle est complétement défoncée ; on roule entre 20 et 25 km/heure pendant une heure ; une partie sera même non revêtue. On arrive enfin aux Falaises de Joggins. Le vent est tellement violent que nous avons de la peine à tenir debout Après le déjeuner, nous faisons la visite du centre. Il présente une importante collection de fossiles : végétaux, troncs d'arbres, insectes...Il retrace les différentes époques de formation du site. Les falaises érodées par les grandes marées de la Baie de Fundy, le vent et les glaces s'étendent sur 15 km. On ne peut descendre sur la plage car la marée est haute et demain il n'y a pas de visite guidée. Nous quittons donc la Nouvelle Ecosse et allons à Moncton au Nouveau Brunswich.

Suite du voyage page Nouveau Brumswick