Pirohé en Voyage
Pirohé en Voyage

Colombie Britanique 1 et  Alberta 1

9 Septembre : Il fait très beau ce matin et nous allons visiter le vieux Hazelton. Décor western pour les maisons en bois et toits en bardeaux, mais l'ambiance n'y est pas, d'ailleurs presque personne dans les rues. Ensuite nous allons au Ksan Historical Village : c'est un centre culturel qui reconstitue un village gitxsan des années 1800 avec de beaux totems et des maisons en bois décorées de peintures. Nous ne visiterons pas l'intérieur des maisons car il n'y a pas de visite en français. A la boutique, de beaux objets et en particulier de petites couvertures indiennes. Mais en regardant de plus près une belle étiquette "made in china" et une autre "made in Canada". Laquelle croire. Nous irons jusqu'à Smithers et couchons sur le parking du Safeway qui est "free overnight for RV".

10 Septembre : Comme j'ai très mal dans le dos suite à une chute, nous décidons de ne pas rouler aujourd'hui. Safeway nous offre aussi une très bonne connexion Wifi. Il fait très beau et chaud. La journée se passe tranquillement.

11 Septembre : Nous reprenons la route. La circulation des camions est intense et beaucoup transporte des troncs d'arbres. Il fait toujours beau et chaud. A Wanderhoof, nous prenons la route du Fort St James. Sur cette route aussi, de nombreux transports de bois. Nous arrivons au fort pour apprendre qu'en septembre la visite des bâtiments et les spectacles n'ont pas lieu le mercredi et le jeudi. Nous visitons toutefois l'enceinte du fort. Le lac Stuart est superbe sous le soleil couchant et nous nous installons sur un terre plein à côté du fort. En fin de soirée, l'agent de sécurité nous demande de nous mettre sur le parking du site car c'est plus sur.

12 Septembre : Il fait déjà très beau et chaud. Belle journée en perpesctive. Nous nous arrêtons à Vansderhoof pour une connection Wifi chez A&W. La ville parait riche. D'ailleurs il y a une énorme usine qui traite le bois et le transforme. Nous rencontrons de grandes fermes d'élevage de vaches et beaucoup de chevaux Les paturages sont nombreux et vastes. Quelques forêts de bouleaux. Prince Georges est une grande ville industrielle mais nous avons l'adresse d'une dump station publique (angle 18th Avenue et Quinn St South) mais elle est fermée. Après le déjeuner nous reprenons la route : il fait 30°. Nous n'avons plus l'habitude de cette chaleur. Nous espérons toutefois que cela va durer encore quelques jours, le temps de revisiter les Montagnes Rocheuses qui sont magnifiques sous le soleil. Un loup traverse la route mais il est pressé. Pas de photo. Plus loin, c'est un cerf arrêté sur le talus : il a une belle couleur sable. Mais pareil il disparait rapidement dans les fourrés. Nous arrivons au Mont Robson, magnifique dans le soleil. De l'autre côté du parking, le Mont Terry Fox, du nom de ce Canadien victime d'un cancer et qui entreprend de traverser le Canada à pied. Malheureusement, la maladie ne lui laissera pas le temps de mener à bien son projet. Nous nous arrêtons au Lucerne Campground 30 km avant Jasper. Nous aurons fait une grande étape de 500 km.

13 Septembre : Nous voici à Jasper, jolie petite bourgade avec ses maisons colorées, des rues bien fleuries , entourée de montagnesnues qui portente bien leur nom de "rocheuses" et qui brillent sous le soleil. Nous prenons de la documentation au Visitor Center et le nom des campings ouverts car plus de la moitié sont déjà fermés. Pourtant,n il y a encore beaucoup de touristes et le temps est magnifique. Une Wifi gratuite est accessible depuis l'extérieur. Nous allons déjeuner au bord du Lac Annette. Nous nous installons sur une table de pique nique et suivons les aller-retour des écureuils qui font leurs provisions pour l'hiver. Nous allons ensuite au Lac Maligne. La Vallée de l'Athabasca est magnifique avec les pics en dents de scie de la chaine Colin. On longe avant le Lac Médicine qui a peu d'eau en cette période et fait 8 km de long. Puis c'est le Lac Maligne avec son plan d'eau vert et toujours de superbes montagnes. Noius faisons une promenade autour du lac puis revenons au déversoir qui devient la rivière Maligne. Nous apercevons les poissons tellement l'eau est claire. Les panneaux d'interprétation indiquent la faune qui vit autour de ce lac : orignal, pygargue à tête blanche, balbuzard, canard harlequin, omble chevalier, truite arc en ciel, visons, paruline à front jaune. En rentrant sur Jasper, au bord de la route, une maman ourse noir et ses trois petits mangent des feuilles. L'arrêt des touristes ne les empêchent pas de continuer leur repas, mais ils sont dans des herbes hautes et nous ne pourrons les prendre tous les 4 ensemble. C'est pas grave car nous avons pu bien les admirer. Nous rentrons au Camping Whistlers.

14 Septembre : En quittant Jasper, nous allons voir la Pointe Disaster. Cette point fait partie de la Roche à Bosche qui a une géologie assez particulière. Ces couches de calcaire et de shale datant du Devonien et du Carbonifère ont été poussées horizontalement et se sont pliées pour former des plis anticlinauix et synclinaux. C'est un bon endroit pour voir des mouflons d'Amérique et des chèvres de montagnes. En effet, cette pointe réunie 4 éléments indispensables à ces animaux : 

Le climat est sec : les graminées et les buissons poussent bien et correspondent à ce qu'ils aiment.

Le vent souffle fort et dégage la neige en hiver laissant les pentes nues pour accéder à la nourriture.

Le terrain est abrupt et les prédateurs qui ne sont pas aussi agiles peuvent difficilement attraper les mouflons et les chèvres qui sont de meilleurs grimpeurs.

Ces animaux ont besoin de soufre pour avoir un pelage épais qui mue chaque année. Il le trouve en léchant le shale noir exposé en grande quantité vers l'étang.

Malheureusement, nous ne verrons ni mouflons ni chèvres, mais des crottes toutes fraiches attestent de leur récent passage. Nous prenons la Promenade des Glaciers sous un beau soleil. Nous nous arrêtons aux Chutes Athabasca. C'est grandiose. Les eaux limoneuses de la rivière Athabasca ont creusé la roche et formé un canyon aux parois lisses. Un autre canyon a été déserté par la rivière et maintenant on peut l'emprunter pour descendre après la gorge. Nous espérons que les photos rendront la beauté du lieu. Il manquera seulement le rugissement des eaux.Quelques kms plus loin, d'autres chutes : celles de la rivière Sunwapta. Elles sont aussi très belles mais un peu moins grandioses. On devient difficile ! Cette rivière se jette après le canyon calcaire dans la rivière Athabasca. Pour la nuit nous bivouaquons devant le spectaculaire Champ de Glace du Columbia. Le soleil éclaire les glaciers Athabasca, Kitchener et Dome.

15 Septembre : Hier au soir, nous avons eu un beau spectacle : la lune est apparue derrière une cime, c'est le 3ème quartier, elle est éclairée par le soleil et on dirait qu'elle est en 3 D. Elle devient de plus en plus grosse et on voit nettement les monts et surtout les cratères situés dans la partie basse. Nous n'avions encore jamais vu aussi bien tous les détails. Seuls les sommets des montagnes sont éclairés. Splendide tableau. Ce matin, nous continuons la Promenade des Glaciers. Belles vues sur le glacier Athabasca, le mont Andromeda et le glacier Dome. Nous passons le col Sunwapta à 2035 m et pénétrons dans le Parc de Banff. Dans la descente du col, nous rencontrons un troupeau de mouflons d'Amérique. Il y en a une bonne vingtaine : deux gros mâles, des femelles et beaucoup de petits. Ils viennent lécher sur la route les fissures du goudron qui doivent conserver du sel de l'hiver. Malgré les voitures arrêtées et les photographes, ils restent sur la route. Il faudra se frayer un chemin pour pouvoir les quitter. On découvre le glacier Bow, puis le lac Peyto, le lac Bow, le glacier Crowfoot. Difficile de se retrouver dans tous ces glaciers. Les photos ne sont pas très nettes car beaucoup d'UV. Nous passons la nuit à Lake Louise.

16 Septembre : Nous allons au village voir la météo, puis nous montons au Lac Moraine. La route est sinueuse et d'immenses falaises dans le paysage. Trouver une place sur le parking n'est pas facile tellement il y a du monde. Nous arrivons au lac entouré de pics sévères et sombres car le soleil joue à cache cache avec la pluie. La couleur du lac change suivant l'endroit d'où on le regarde : il est noir et devient d'un magnifique bleu quelques mètres plus loin. Nous le longeons pour le photographier sous un autre angle. Nous pensions déjeuner au bord mais c'est impossible. Nous redescendons vers Lac Louise. Les mélèzes commencent à changer de couleur. Nous nous occupons des photos. Puis vers 16 h nous prenons la Transcanadienne pour Banff  que nous visitons. C'est une ville très étendue avec beaucoup d'hôtels. C'est moins intime que Lake Louise ou Jasper. Nous nous dirigeons vers le Lac Minnewanka qui s'étend au pied des montagnes. Son niveau a été relevé par un barrage. Belle vue ensuite sur le Lac Two Jack beaucoup plus petit. Ici les campings sont encore ouverts dans la forêt. La route se poursuit jusqu'au Lac Johnson qui est magnifique dans la lumière de cette fin de journée. Pour rentrer à Lake Louise, nous prenons la "Promenade de la Vallée de la Bow" (route 1A) qui fait 48 km. Elle allie observation de la faune et randonnées avec des campings rustiques et des panneaux d'interprétation. Nous espérons voir des animaux : nous verrons seulement un wapiti à la lisière d'un bois. La route très agréable est fermée entre 18 h et 9 h au printemps afin de préserver les animaux qui cherchent leur nourriture pour élever leurs petits. Nous arrivons à Lake Louise vers 20h30. Il fait nuit noire. C'est la première fois depuis notre arrivée au Canada que nous conduisons de nuit.

17 Septembre : Avant de quitter le village, nous allons au Lac Louise. Il est encaissé au fond d'une vallée entourée de falaises abruptes et est d'une belle couleur bleu vert, mais toujours changeante en fonction de notre déplacement. C'est la même chose pour la plus part de ces lacs de montagne. C'est un lieu favori pour les alpinistes du monde entier. Un imposant hôtel, le Château de Lake Louise, est construit sur l'ancienne moraine du Glacier Victoria. Nous quittons l'Alberta pour la Colombie Britannique. Après Golden nous traversons le "Glacier National Park" par le Col Rogers à 1350 m. Accrochée à la falaise au-dessus de la route, une femelle mouflon lèche la paroi. Une chance de la voir car elle est de la même couleur que la paroi. La route est souvent protégée par des paravalanches en béton. En hiver, il tombe beaucoup de neige dans cette région. Nous nous arrêtons plusieurs fois. Au Centre de la Découverte du Col Rogers, on trouve une exposition sur les cheminots qui tracèrent le passage de la voie ferrée ainsi que des renseignements sur les animaux vivants dans ce parc. Le sentier de la Prucheraie nous fait entrer au coeur de la seule forêt pluviale non côtière de thuyas et de pruches de la planète. Des cèdres rouges géants et plusieurs fois centenaires côtoient des fougères et autres plantes non connues. Nous traversons ensuite le Parc du Mont Revelstoke. Le Sentier du Chou Puant serpente dans une zone humide près de la rivière Illecillewaet. Le Chou Puant fleurit au printemps et les ours raffolent de cette fleur jaune au parfum assez fort. Mais à cette époque, il ne reste que les grandes feuilles fanées. Tous les oiseaux migrateurs que l'on peut voir durant l'été sont déjà partis vers des cieux plus cléments. Nous cherchons un camping à Revelstoke car il devient urgent de faire des lessives. Ce sera le camping municipal au bord de la rivière.


18 et 19 Septembre : La lessive me prendra presque la journée car je ne suis pas la seule à laver ; il n'y a que deux machines et elles ne sont pas rapides mais pas chères par rapport à d'autres (1.50 $).

20 Septembre : Nous allons faire la "Promenade des Prés dans le Ciel" au Mont Revelstoke. La route escalade le mont par une série de lacets. Un point de vue dévoile la ville de Revelstoke dominée par les cimes enneigées du Mont Begbie. Au sommet, c'est les alpages avec quelques épinettes, des sapins rabougris. Les fleurs de la castillège et des lupins abondantes en été sont finies mais il y a encore quelques pieds d'arnica et de valériane en fleurs. Par contre beaucoup de champignons dont certains gros comme des soupières. Sont-ils comestibles ? Nous n'en savons rien et de toutes façons il est interdit de faire des cueillettes et de marcher en dehors des sentiers de graviers. Jusqu'à Sicamous, la vallée est très étroite : la route, la voie ferrée et la rivière qui s'étale un peu de temps en temps. Un circulation dense de camions par contre. Ensuite la vallée s'élargit et on trouve des élevages de vaches, chevaux, chèvres et même quelques moutons. A Kellowna nous faisons quelques achats car le frigo est vide. Les supermarchés de toutes les enseignes sont concentrés sur le même périmètre donc on a l'embarras du choix. Nous couchons sur le parking du Wallmart.

21 Septembre : Nous retournons au Safeway pour acheter du pain, du vrai, car hier il n'y en avait plus. Nous avons plus de chance ce matin. Le pain de mie n'est pas mauvais mais de temps en temps seulement. Kellowna s'étend sur des kilomètres. C'est une ville en pleine expansion. La route suit le lac Okanagan avec des panoramas sur les falaises blanches. Des petits port de plaisance avec des bateaux à hydrojet et des résidences de vacances sont disséminés sur le bord du lac. On commence à voir les vignes et les vergers. Nous nous arrêtons pour le déjeuner à Peachland. C'est un village bien entretenu, fleuri, touristique et accueillant qui propose une connexion Wifi gratuite et performante dans la rue principale. Il fait beau et chaud, aussi beaucoup de promeneurs sur le front de l'eau avec leurs chiens. Plus loin, nous nous arrêtons pour acheter des fruits et des légumes dans un "market farmer". Il ne lui reste pas grand chose mais nous lui prenons des prunes et des pommes ainsi q'un pot de miel. Il nous donne un melon d'eau. La deuxième boutique est mieux achalandée. Pour 7$ (5.50€) nous aurons 1kg de tomates, 1kg de raisins, 1 kg de pommes et 1 kg de poires. Tous ces fruits sont murs à point et très sucrés. Les prix n'ont rien de commun avec ceux pratiqués dans les supermarchés. Je ferais  de la compote de fruits mélangés que je congèlerai pour plus tard. Impossible de trouver un endroit pour la nuit. Les vergers et les vignes sont souvent clôturés et couvrent tout l'espace entre la montagne et le lac. Nous allons donc au campground de Osoyoos. Il est situé sur une langue de terre qui s'avance dans le lac. Les places sont très grandes mais il n'en reste que deux de libres. Heureusement que nous n'avons pas attendu plus longtemps.

22 Septembre : Journée repos à Osoyoos.

 

23 Septembre : Nous allons visiter NK'Mip Desert Culturel Centre qui présente une exposition sur la culture Syilx mais c'est très limité. On trouve 3 septents dans un vivarium et une grenouille qui d'ailleurs auront disparu lors de notre retour. Le plus intéressant est le parcours dans l'écosystème fragile qui entoure le village. C'est une zone désertique qui est le prolongement du désert de Sonora mexicain. On trouve donc la végétation d'un désert avec des pancartes nous demandant de faire attention aux serpents à sonnette, le nom des arbustes et plantes rabougris, quelques cactus. Très déçu pas grand chose à voir. A la sortie, nous rencontrons un couple belge qui voyage dans la région. Nous discutons pendant un moment de nos expériences réciproques. Osoyoos est situé à quelques kilomètres de la frontière américaine. Nous allons devoir remonter au nord car nous voulons visiter le canyon du Fraser. Nous quittons cette charmante région. Les boutiques de fruits et légumes sont nombreuses dans la vallée qui rejoint Princeton. Des expositions de citrouilles et autres curcubitacées, de toutes formes et toutes couleurs, décorent les "markets farmer". Il faut dire que c'est bientôt "Halloween". Il y a aussi une collection de vieux tracteurs et autres matériels utilisés dans les champs. La vallée devient plus étroite avec des élevages de chevaux et des ranchs. Des panneaux annoncent "mouflons" et dans une pente d'éboulis nous en apercevons quelques uns. Certains se reposent tandis que les autres mangent. Ils sont de la couleur des cailloux et difficiles à repérer. Nous irons jusqu'à Princeton car là aussi difficile de trouver un endroit pour passer la nuit. Le camping municipal situé au bord de la rivière fera l'affaire.

 

24 Septembre : Jour de repos

25 Septembre : Princeton est un gros village abritant une imposante usine de traitement du bois. Il fait très beau mais cette nuit la température est descendue très bas vers 2°. La vallée est étroite. Nous croisons deux cerfs mulets et un vautour perché sur un poteau. Il s'agit peut être d'un faucon pélerin mais nous ne sommes pas certain. Toujours beaucoup de lacs, des chevaux et dans un pré deux lamas qui nous regardent. En arrivant à Kamloops nous allons voir si le parking du Walmart est autorisé pour la nuit. Absolument interdit. Donc nous continuons notre route jusqu'à Savona. Tous les prés sont cloturés, pas un chemin où l'on pourrait se mettre à part 2 parkings en bordure de la route et pas loin de la voie ferrée. Nous nous arrêtons au Camping Steelhead.

26 Septembre : Nous nous arrêtons à Cache Creek pour utiliser la dump station située à côté du Visitor Infos car il n'y en avait pas au camping hier soir. La région est surprenante : des collines arrondies et désolées avec quelques buissons. La rivière Thompson s'écoule en bas de la route. Les eaux sont bleues et transparentes. Un peu plus loin, des parcelles de plusieurs hectares sont cultivées, parfois sous la protection de voilage. C'est l'irrigation qui permet ces cultures, mais très vite les plateaux désertiques reprennent leur droit avec des buissons de sauge. La vallée est très belle et on voit presque en permanence la rivière jusqu'à Lytton. A cet endroit, les eaux pures de la Thomson se jettent dans celles boueuses de la Fraser sans se mélanger pendant quelques mètres. Puis c'est celles de la Fraser qui prennent le dessus. Lytton est un village qui enregistre régulièrement les températures les plus élevées du Canada. Son record de 44°  est partagé avec le village de Lillooet à une quarantaine de kilomètres. A Hell's Gate, la Fraser s'engouffre dans un canyon de 180 m de profondeur à une vitesse de 8 m par seconde. Ce sont les travaux entrepris pour créer la route qui sont responsables de cette furie. Ils firent s'effondrer une partie de la falaise, obstruant partiellement le lit de la rivière. Les saumons ne pouvaient plus remonter les eaux pour rejoindre leurs frayères et il fallut construire des échelles à poissons pour y remédier. Un téléphérique permet de descendre dans la gorge. Mais il est 15 h 30 et tout est fermé, même l'exposition sur les saumons. Yale est entouré d'impressionnantes falaises et fut au temps de la ruée vers l'or une ville active entre la partie navigable de la Fraser et la route des Caribboo. La vallée s'élargit ; on retrouve les conifères et la voie ferrée suit toujours la rivière, une voie de chaque côté de son lit. Nous arrivons à Hope, ancienne ville forestière qui est en compétition pour le titre de "capitale de la sculpture à la tronçonneuse". Des oeuvres sont disséminées dans la ville. Le temps aura été beau et chaud toute la journée.

27 Septembre : Nous sommes à 150 km de Vancouver. Nous devons nous organiser pour visiter cette grande ville, mais aussi pour prévoir notre départ du 19 Octobre. Nous avons donc choisi un camping à Hope avec une bonne Wifi et après l'avoir testée hier au soir, nous décidons de rester une journée pour faire les recherches, d'autant qu'il pleut. Dans la matinée, nous commençons nos recherches mais tout à coup plus de connexion. L'Ipad fonctionne toujours mais pas pour longtemps. Daniel se rend à l'accueil : le responsable fait des manipulations, changent nos codes, téléphone au fournisseur d'internet. Rien ne change. Nous n'avons pas d'accés. Nous sommes vraiment mécontents car sans internet comment situer les hôtels, les campings, les loueurs de voitures et les sites à visiter : Vancouver couvre 118 km2. La connexion sera rétablie vers 21 h 30.

 

28 Septembre : Nous quittons Hope sous une pluie battante qui durera toute la journée. Nous avons trouvé un camping à Surrey mais il est tout de même à 40 km de Vancouver.

29 Septembre : Toujours la pluie. Nous allons acheter un petit radiateur électrique (40 $) car il fait froid et les bouteilles de gaz ne durent pas longtemps.

 

30 Septembre - 1er Octobre - 2 Octobre : Il pleut toujours. Nous ne sortons pas. Ménage, photos, internet. Nous rencontrons à la laverie Josiane Gaillard de CCRSM. Ils finissent leur séjour et repartent mercredi en France. Nous soupons ensemble et parlons de nos voyages.

 

3 Octobre : Nous allons visiter le Musée d'Antropology à Vancouver. Impossible de se garer, le parking est en sous-sol. Nous allons à l'accueil qui nous indique que l'on peut payer notre place et se garer sur le parking des bus. 14 $ le parking et 29 $ de visite du musée. C'est cher mais comme nous avons fait 50 km pour venir nous n'allons pas repartir sans rien voir. D'ailleurs le musée est très intéressant. Dans l'entrée, nous trouvons de beaux totems, des piliers de maisons, des personnages sculptés, des coffrets en cèdre plié et décorés servant à la cuisine et au rangement. Ces objets datent du milieu du 19ème siècle et appartiennent aux différentes nations de la côte nord ouest du Canada. Dans les galeries Mega-Université, les objets sont présentés par thémes : la vannerie, les masques, les vêtements, les ustensiles de la maison, les tapis, les outils, etc... Toutes ces collections proviennent des cultures amérindiennes, asiatiques et du Pacifique. Sous toutes les vitrines de présentation, des tiroirs contiennent encore beaucoup d'objets. Impossible de tout voir. Il faudrait venir plusieurs jours. Dans la rotonde, une immense sculpture en cèdre jaune laminé de 4,5 tonnes de Bill Reid, grand artiste haïda. Il s'agit de "la légende du corbeau et des premiers hommes". Une salle propose aussi des céramiques européennes du 16ème au 19ème siècle. A l'extérieur, deux maisonshaïda ont été reconstruitezs suivant la technique d'architecture haïda : une charpente à tenons et mortaises retenant des planches de cèdre fendues à la main. Des mâts de façade décorent l'entrée ded maisons. Une des maison est une demeure familiale tandis que l'autre est mortuaire. Le bâtiment du musée en béton et verre s'inscrit harmonieusement dans le site du Détroit de Georgie et des montagnes de l'Ile de Vancouver au loin. Nous avons beaucoup aimé cette visite. Seul petit reproche, aucun des objets présentés n'est daté. Pour repartir nous prenons la "Marine Drive" qui longe le Détroit de Georgie. Le Pacifique ne dément pas son nom. Nous traversons un quartier résidentiel avec de nombreux arbres et jardins bien plantés et encore fleuris. Nous nous arrêtons sur un parking autorisé seulement de jour pour admirer le paysage en faisant une promenade sur la plage. Il est à l'angle de Marine Drive et de la rue Tolnie.

4 Octobre : Nous allons d'abord à la banque changer de l'argent. Nous avons la sensation de demander quelque chose de très rare. 5 personnes viennent à notre guichet à regarder nos billets dans tous les sens et par transparence. La sixième parle un peu français : elle nous explique qu'il faut leur donner un numéro de téléphone pour le cas où il nous remettrait trop d'argent ! Comme nous faisons mine de partir, on accepte de nous faire le change. Tout ça pour 400 €. En partant, nous suivons une pancarte 'beach" et nous nous retrouvons à "White Rock" à l'estuaire de la Fraser River. C'est immense. A quelques mètres de la plage, des pêcheurs avec de l'eau jusqu'à la taille tirent des filets. Sur les pelouses, on trouve côte à côte des bernaches, des goëlands et des corbeaux. Nous faisons des photos, puis une promenade le long de l'eau. Nous traversons à nouveau un quartier très résidentiel avant de rejoindre la King Georges Hway. Il fait un temps magnifique mais l'air est un peu frais.

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